La coiffure est un métier qui attire de nombreuses personnes en France. La plupart d’entre elles préfèrent travailler pour leur propre compte et décident ainsi d’ouvrir un salon de coiffure. L’ouverture d’un salon requiert, pourtant, certaines démarches administratives, l’acquisition de certains matériels et outillage ainsi que l’aménagement du salon de coiffure.

Les qualifications indispensables

Pour ouvrir un salon de coiffure, il est nécessaire d’avoir certaines qualifications professionnelles, à savoir un brevet professionnel de coiffure, un brevet de maitrise de la coiffure et un diplôme inscrit au répertoire national de la certification professionnelle. Il n’est pas obligatoire que ce soit le propriétaire du salon de coiffure qui soit diplômé, il est possible d’engager un ou plusieurs salariés qui soient titulaires de l’un de ces diplômes. Toutefois, il est aussi possible, sous certaines conditions, d’ouvrir un salon de coiffure sans diplôme : l’activité de coiffure est exercée en complément d’une activité principale ayant pour siège dans une commune de moins de 2000 habitants et il doit s’agir impérativement d’un salon de coiffure pour hommes.

Le montage de dossier

Le montage d’un business plan est conseillé pour ouvrir un salon de coiffure. Un tel document est nécessaire pour obtenir un prêt auprès de la banque. Pour la rédaction de ce plan d’affaires, l’entrepreneur peut faire appel à un expert. La coiffure étant une activité artisanale, l’inscription au répertoire des métiers est obligatoire pour l’ouverture d’un salon de coiffure. L’inscription demande que l’entrepreneur réalise un Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Dans l’un des cas suivants, l’ouverture d’un salon de coiffure requiert un stage :

– L’entrepreneur a suivi une formation à la gestion au moins égale à celle du stage de préparation à l’installation

– L’entrepreneur a déjà exercé une activité professionnelle à titre indépendant ou a déjà été immatriculé au répertoire des métiers.

Le statut juridique pour ouvrir un salon de coiffure

Pour ouvrir un salon de coiffure, l’entrepreneur a le choix entre le statut de nom propre et l’EIRL pour une meilleure sécurisation de son patrimoine. Dans le cadre d’une association de plusieurs créateurs, les associés peuvent choisir le statut de SAS ou de SARL. Au cas où les associés décideraient d’ouvrir une société unipersonnelle, ils peuvent opter pour le statut de SASU ou de d’EURL. Il faut noter que le statut juridique a des impacts sur le fonctionnement général de l’entreprise.